Vêtements du voyageur rokugani

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Contribution de Breloque
Dessins de Dordelune
@Dordelune
Nombreux sont ceux qui arpentent les routes de Rokugan, que ce soient les routes pavées qui mènent à la capitale Otosan Uchi, les larges voies de terre battue des plaines du clan du Lion ou les sentes escarpées à flanc de montagne des pics du Dragon.
Et si tu vois au loin un épais nuage de poussière s’élever dans le ciel, passe ton chemin voyageur, car c’est peut-être la troupe d’un clan en guerre qui se presse non loin.
J’aime à croiser ceux pour qui la route est bien plus qu’un parcours d’une cité à l’autre, mais celui de l’élévation de l’âme : moines itinérants et pèlerins. D’autres sont d’une nature beaucoup moins spirituelle, car on trouve sur les routes nombre de bandits et autres maraudeurs prêts à détrousser marchands et caravanes peu protégées. Lorsque ces voyous sont ronin, cela renforce les a priori négatifs à l’égard de cette caste, pourtant déjà suffisamment accablée dans l’ordre céleste pour être des samurai orphelins de leur maître. Plus rarement, on peut admirer les ors du palanquin d’une noble courtisane ou d’un daimyo accompagné de sa délégation officielle. On trouve aussi de nombreux eta charriant des marchandises de toutes sortes, habillés d’un simple fundoshi, pagne grossier masquant leur virilité.
Mais alors, quels sont donc ces vêtements souples et pratiques que le voyageur rokugani averti pourra enfiler afin de se protéger de la poussière et de la pluie ?
Pour commencer, il faut un simple kimono, bien ajusté, de préférence dans une fabrique de lin ou de coton, pour que le vêtement respire et facilite la marche. On en trouve de différentes tailles ; certains couvrent les jambes ou les bras, à privilégier selon la saison. Pour ne pas attirer les convoitises, le voyageur sagace choisira des coloris sobres. Dès les premiers frimas, il est tout à fait possible de mettre un ou plusieurs kosode en-dessous, en prenant soin de toujours mettre les plus clairs en premier.
Les samurai apprécient de porter le hakama, ce long pantalon large. Les sept plis de ce dernier, cinq derrière et deux devant, rappellent les vertus du bushido.
Jin (Bienveillance, générosité)
Gi (Honneur, justice)
Rei (Courtoisie, étiquette)
Chi (Sagesse, intelligence)
Shin (Sincérité)
Khu (Loyauté)
Ko (Piété)
Pour se protéger de la mousson et de la morsure du soleil, rien de tel qu’un chapeau à larges bords, en paille ou en bambou tressé, que l’on nomme sugegasa ou sandokasa, selon qu’il est pointu ou rond.
Tu pourras compléter cela d’une cape en tissu ou en bambou tressé pour les plus traditionnels. Les plus progressistes comme ceux du clan de la Licorne pourront profiter de la chaleur d’une pelisse doublée en fourrure.
Pour cheminer, il faut de bonnes chaussures. J’ai une préférence pour les socques de bois, les fameuses geta, qui élèvent le pied des salissures du sol. On en trouve pour tous les statuts sociaux en fonction de leur forme, de l’essence du bois et du type de cordage ou tissu des lanières. Un incontournable idéal pour le voyage sont les waraji, des sandales épaisses en paille maintenant la cheville et permettent d’arpenter aisément les chemins accidentés.
Voilà pour l’essentiel.

@Dordelune

Il existe de nombreux accessoires bien utiles en voyage et chacun y trouvera son compte : parapluie, gants, guêtres, éventail rigide ou pliable, bâton de marche, gourde, etc.
Babioles, colifichets et porte-bonheurs pourront être rangés dans un inro, une pratique petite boîte à compartiments accrochée à la ceinture. Pour ma part, je ne voyage jamais sans ma fidèle pipe, ma kiseru, et une blague à tabac bien fournie.
Le voyageur astucieux s’initiera à l’art du balluchon, le furoshiki. Avec une pièce de tissu adéquat, il est possible de transporter tout type d’objet en le pliant de manière à former une poignée ou une sangle. Fort pratique.
Prends soin de ton corps si tu veux qu’il te mène loin et supporte un effort prolongé. Chasse la fatigue en frictionnant le derrière de tes genoux et préserve toi des crampes en buvant une tisane aux queue de cerises la veille d’un long périple. N’hésite pas également à exécuter la quatrième forme du kata de la terre, pour soulager les tensions dans tes muscles et apaiser ton yang.
Une fois ton voyage achevé, purifie ton corps et ton âme par le bain, dans une source d’eau chaude s’il s’en trouve alentour.
Ah, dernier conseil du vieux moine que je suis. Au cours de tes pérégrinations, voyageur, n’oublie pas de prendre le temps de prier kami et fortunes. Dépose une modeste offrande à l’un des nombreux oratoires que tu trouveras le long des routes.
Que les kami veillent sur tes pas.

@Dordelune

Togashi Tatsuya

Vêtements du voyageur rokugani

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